Tempé. extér .le matin 12°C Tempé. Extér. le soir 20°C
Etape De :Tinerhir A : Arfoud Nuit : camping municipal d’Arfoud
Kilométrage au compteur 34642 Kilomètres parcourus : 186
Temps de route de la journée 7H30
Météo du jour : Beau soleil et grand ciel bleu et un peu de vent
Heure départ : 10H Heure d’arrivée : 17H30
Très beau soleil, pas un nuage mais un peu de vent. Dès les premiers lacets, un belvédère nous offre un point de vue remarquable sur le village d’Aït-Boujane et la palmeraie, immense tapis verdoyant au-delà duquel les paysages dénudés contrastent violemment. Quinze kilomètres plus loin, nous entrons dans un étroit défilé entre deux falaises hautes de près de trois cent mètres. Près de la route s’écoule le Todra qui ne s’assèche jamais. Nous continuons quelques kilomètres cette route étroite mais spectaculaire, même si les falaises ne sont plus aussi rapprochées. Nous retournons sur nos pas car la route se dégrade de plus en plus. Nous nous arrêtons, pour une fois, près de boutiques de souvenirs hautes en couleurs pour nous dégourdir les jambes. Après le repas de midi, que nous prenons enfin tranquille sur le belvédère face à la palmeraie. Nous décidons d’aller marcher dans la palmeraie. Nous repartons en direction d’Arfoud avec un arrêt à Tinejdad où nous prenons un thé à la menthe car il fait chaud (28°C) et nous achetons un Cd de percutions marocaines. Nous continuons la route étroite mais intéressante vers Arfoud. Près de la palmeraie de Jorf, nous découvrons, sur le coté de la route, un astucieux système d’irrigation appelé Khétarra. Nous nous arrêtons près d’une tente berbère ou nous sommes accueillis par des hommes bleus qui nous expliquent le système. Cette technique consiste à capter l’eau de la nappe phréatique. La série de puits que l’on aperçoit en surface sert à entretenir les galeries souterraines qui alimentent la palmeraie grâce à une faible pente. A l’extrémité du réseau l’eau est distribuée par le biais de petits canaux (seguia) régulés par un peigne en bois ou en terre cuite (voir dessin dans les photos). Les nomades nous proposent gentiment un thé et de passer la nuit en bivouac près de leur tente. Nous refusons le bivouac car la route a de fréquentes tornades de sable et nous n’avons aucune possibilité de nous abriter de celui-ci. Nous rejoignons le camping municipal d’Arfoud. Nous irons tôt demain acheter des légumes et fruits frais au souk qui se tiendra près du camping. Dans cette région du sud les femmes sont très voilées.
mercredi 17 mars 2010
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